Merlin roupillant, le sentiment d'avoir accompli son devoir de druide politique, où la forêt retrouvait pour un temps son calme en attendant la révolution des
ours, il fit un rêve:
Il était dans un château, pour lui c'était une immense construction de roches brisées et polies, ce qui déjà ne lui plaisait pas..Il marchait dans des couloirs, il entendait pleurer il ne
comprenait pas..Une femme, blonde, couronnée, seule, était entourée de barreaux; elle le vit, et lui dit:
-Tu as méprisé le chevalier que j'envoyais pour Morgan, les couloirs temporels en sont perturbés, par ta faute et la mienne, le chevalier est mort de chagrin, son devoir inaccompli le laissant
comme un fantôme esseulé, tu l'as méprisé me méprisant, crois-tu donc que je n'ai pas assez payé !?
-Ecoutez, chère Dame, je ne sais de quoi vous me parlez..Je ne me rappelle pas cela..
-Tu trouveras, car tu vas réparer, je suis dans le tourment et dois partir en Orient où est déjà mon oncle, que la calomnie m'a fait aimer, quand d'un amour pur et filial nous étions liés, enfin,
je te passe des détails inutiles..Et sache que mon départ chez les "galeux", comme tu dis, alors que tu viens des Celtes, idiot ! bref, sache que c'était pour mieux servir la France.Maintenant pars
! Et réveille-toi, les ours arrivent hors d'eux, et je crois que c'est toi qui va prendre..
Merlin se fit réveiller à coup de grosse patte au derrière, qui lui amena la vision d'un boulet de canon, qui l'envoya sur un vieux chêne, comme ceux qu'il aimait tant..Il les
aimait un peu moins car ils ne lui avaient pas épargné d'atterrir dans l'entre-jambe, alors qu'il retenait un horrible cri!
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